Blog polémique et provocateur des doléances du XXIe siècle

Espace de discussion à portée polémique et utopiste

26 avril 2006

Sarko, Le Pen et de Villiers sont au pit

Un petit dessin qui m'a beaucoup plu : il vient de chez Maester

lepensarkodevilliers

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24 avril 2006

Message à l'adresse de Le Pen, Sarko et autre Villiers

"S'il y en a que cela gêne d'être en France, qu'ils ne se gênent pas pour quitter un pays qu'ils n'aiment pas (…)." N. Sarkozy, avril 2006

Comme j'ai pu le penser de Le Pen, comme je le pense de De Villiers, je répondrai ceci à Sarko : mieux vaut commencer par adopter les préceptes que l'on attend des autres. Le Pen trouve qu'il y a trop d'étrangers : qu'ils se casse ! De Villiers trouve que la France n'est pas assez souverrainiste : qu'il se casse !
Quant à Sarko, ça fait longtemps qu'il a un passeport américain ...

 

Juste pour signaler que les politiques qui donnent ce genre de conseil alors qu'ils ne cessent de parler de réformes, de rupture, de changement, donnent une image déplorable des hommes politiques.

 

Plutôt que de parler éternellement, agissez : quittez la France !

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13 avril 2006

Tabagisme passif & OGM

On interdit aux fumeurs de pratiquer leur activité en public au nom du respect d'autrui et du danger que représente le tabagisme passif. C'est une belle et louable intention.
Pourquoi continue-t-on alors de laisser des OGM en plein air, alors que l'on sait très bien qu'ils contamineront les champs aux alentours ?
On interdit d'un côté ce que l'on autorise de l'autre.
Je ne suis pas pro-ogm, ni anti d'ailleurs. Je demande à voir, mais surtout, je demande à ce que chacun puisse faire comme il le souhaite. Je fume, certes pas beaucoup, mais suffisamment pour entendre que cela puisse gêner les autres dans un lieu public.
Le tabagisme passif et la contamination des cultures traditionnelles par les OGM relèvent à mon sens du même phénoméne du "je fais ce que je veux et je t'emmerde".
C'est bien dommage ...

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10 avril 2006

J'ai envie de mordre ...

Les pro-CPE : ils m'énervent ces connards qui simplifient le combat anti-cpe ; dire que manifester contre le CPE, c'est manifester pour le chomâge est complétement stupide, tout comme dire que le CPE est une mesure anti-chomâge d'ailleurs (à ce moments-là pourquoi ne pas supprimer le SMIC : ça aussi ça créera des emploi ...).

Les antis-CPE : ils me gonflent à agiter le spectre d'un licenciement sans motif : la loi est la loi, et si le motif n'a plus à être motivé, il doit malgré tout rester légal et en adéquation avec le code du travail !

Les étrangers qui se permettent de dire que la France est un pays de fénéants : quel est le systéme que vous pronez ? Ah oui, un système capitaliste où ceux qui gagnent le plus en font le moins (actionnaires, préteurs sur gage, rentiers ...). Bref, les Français ne branlent rien, et les actionnaires qui touchent 15 % sont des dieux ... Effectivement, on ne vit pas dans le même monde ...

Les gens qui pensent que la presse française est de gauche : euh ... vous étiez là pour le référendum l'an dernier ? Et que signifie "être de gauche" ? Si c'est porter une écharpe rouge en guettant le résultat du CAC 40, ou fumer un havane lors d'un défilé Prada, effectivement, beaucoup de nos médias sont de gauche. Mais la gauche prolétaire, sans forcément tomber dans l'extrème-gauche, on la voit où ?

La Connex : alors eux, ils méritent le ponpon : comme les étudiants ont bloqué le tram sur Bordeaux, ils ont décidé de frapper un grand coup : ils ont refusé de mettre des bus de substitution à la place, arguant du fait que les étudiants les dégraderaient à coup sûr. Du coup, je suis arrivé avec presque deux heures de retard à mon boulot.  Peut-être que la prochaine fois, c'est moi qui bloquerait un tram rien que pour faire chier le monde ... et surtout la Connex.

Le gouvernement : oui, aprés tout, ils votent une loi obligeant le dialogue social avec les syndicat et il s'étonne de voir la mobilisation anti-CPE alors qu'ils n'ont consulté personne ; aprés cela, il vote une loi qui ne sera pas appliquée à la demande express du Président Chirac, alors même que cette demande présidentielle est elle-même illégale : y'a-t-il encore quelqu'un de suffisamment naïf pour qualifier notre pays de démocratie ? Y'a-t-il encore quelqu'un d'assez stupide pour juger que nos élites sont vraiment qualifiées ?

Posté par molotov à 15:42 - Et puis quoi encore ! - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 mars 2006

Atteinte à la démocratie

Le Hamas, le parti extrémiste ayant remporté les dernières élections en Palestine, vient de voir son gouvernement investi par le Parlement. Malgré le vote "à la régulière" et la victoire démocratique du parti islamiste, les Etats-Unis ne reconnaissent pas ce gouvernement et refuse tout dialogue avant que les responsables palestiniens aient reconnu les accords internationaux.
J'ai la sensation que les Palestiniens se retrouvent dans la peau des Français lors du référendum européen : ils ont mal voté, ils n'ont pas fait le bon choix. Sauf qu'ici, le "bon" choix est dicté par une nation étrangère, qui n'hésite pas à soutenir ouvertement l'autre camp et qui destabilise depuis maintenant 3 ans une région explosive.
Ce déni grandissant de la démocratie est à la mesure de l'idéal qui est mis en scène devant les camérias du monde entier. D'ailleurs, ce déni est aussi présent en France. On l'a vu pour le référendum européen, mais il existe également à chaque fois que le gouvernement utilise le 49.3. La contestation grandissante du CPE est non seulement une mesure d'autodéfense, mais également l'expression de ce ras-le-bol démocratique. On nous explique chaque jour que le pouvoir est à tous, et malgré cela, on nie constamment l'avis des principaux intéressés, qu'il se soit exprimé par un vote, une pétition ou une manifestation.

Un nouveau cran a été franchi à Bordeaux. Pour rappel, la ville est traversée par la Garonne et ne compte que 4 ponts : 2 ponts autoroutiers (et donc interdits aux piétons), un pont un peu excentré mais essentiellement dédié aux voitures, et enfin, le fameux pont de Pierre. Ce pont est situé en plein centre de Bordeaux, et il assure la liaison entre le rive gauche, plutôt bourgeoise, et la rive droite, plutôt populaire. Il supporte le tramway et est le seul à vocation véritablement cycliste et piétonne.
Hier, des manifestants anti-CPE sont descendus des lycées situés sur les hauteurs de la rive droite. La foule a grossi à l'approche du centre-ville, les lycéens n'hésitant pas à mobiliser les lycées rencontrés sur la route.
Entre le centre-ville de Bordeaux et les lycéens, il y a cependant un fleuve à traverser. C'est là qu'intervient le fameux pont de Pierre.
Il est entièrement bloqué par la police. Elle interdit à quiconque de traverser le pont. Même à ceux qui n'ont rien à voir avec le CPE. En bloquant ce pont, on illustre superbement la problématique actuelle : les jeunes issus de quartiers populaires ne peuvent pas manifester, on leur nie tout droit de défiler ; on ne leur accorde même pas les droits que l'on accorde aux étudiants : ce sont des citoyens de seconde zone ; symboliquement, on refuse à la masse populaire l'accès à l'opulence bordelaise, on recrée une lutte des classes.
Ce n'est pas en opposant les jeunes, autorisant certains à s'exprimer et en l'interdisant à d'autres (comme par hasard issus des banlieues), que la situation  s'améliorera. Ce n'est pas en bloquant des ponts, mesure digne d'un siège, en interdisant toute communication que l'on restaurera le débat démocratique. Ces jeunes-là avaient aussi le droit de s'exprimer, d'avoir des convictions politiques, de s'inquièter pour leur avenir : ce droit-là n'est pas réservé aux étudiants.
En bloquant ce pont, on a donné un visage à la fracture démocratique qui est à l'origine (en partie) des explosions de violence de novembre dernier, des milliers de signatures anti-dadvsi, des millions de manifestants dans nos rues. A mes yeux, la crise que traverse le CPE est d'abord l'expression de l'exaspération du peuple à voir ses élus lui faire du gringue pour mieux l'attaquer ensuite.
En bloquant ce pont, la Garonne est devenue la douve d'un monde médiéval qui n'a rien de démocratique.

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20 mars 2006

Quand le jeunesse relève la tête

Les jeunes sont à la mode en ce moment. Cela fait plusieurs mois qu'ils trustent l'actualité.
Pour ouvrir le bal, les stagiaires de "Génération précaire". Ceux-là sont plutôt "haut de gamme", CSP++, et ils dénoncent l'utilisation abusive des stages. Peu nombreux, organisés, apolitique et non-violents, on a peu entendu parler d'eux dans les grands médias. Se sont fait voler la vedette par les "racailles".
Puis viennent les fameuses "racailles". Ils viennent de milieux défavorisés, n'ont même pas accès aux stages, ont plus de boulot avec les agences d'interim qu'avec l'ANPE. Ceux-là sont nombreux, mis sous pression par des conditions sociales ou ethniques particulières. Apolitiques, plutôt mal organisés, ils ont l'incarnation de la violence juvénile. Ils ont fait la une des journaux nationaux et même internationaux. Se sont fait discrets dés que le couvre-feu fut instauré.
On a ensuite eu droit au "connecting people" et à la mobilisation face au projet de loi sur les droits d'auteur, la DADVSI. Là, le contexte est néanmoins différent : ce n'est pas vraiment la jeunesse qui est pris pour cible, mais les vilains pirates qui téléchargent de la musique. La population qui utilisent les logiciels de P2P est tout de même majoritairement jeune. La particularité de cette classe est d'être entièrement interconnectée, via les blogs, les sites d'informations, les forums ... La technique lui a permis d'acquérir une véritable conscience de classe, (ce que Joël de Rosnay appelle le pronétariat). En terme de catégorie sociale, on y trouve de tout. Non-violente, plutôt apolitique à l'origine, cette population est très organisée et regroupe beaucoup de monde, même s'il est difficile de l'éclauer pleinement (entre 150000 (signataires de la pétition d'EUCD.info) et 9 millions (nombres estimés d'utilisateurs du P2P en France). Ceux-là ont réussi une première fois à changer le cours des choses avec le vote surprise de l'amendement sur la licence globale (amendement qui fut par la suite rejeté, mais cette victoire n'est pas à oublier), et cela par un travail démocratique de fond : pétition, courrier aux députés, sénateurs, forums ... Les grands médias ont peu parlé d'eux, mais leur présence était surtout concentrée sur la toile, lieu où leur présence était ultramajoritaire et complétement écrassante (cf la fermeture des commentaires sur www.lestelechargements.com). Ceux-là n'ont jamais véritablement eu la vedette dans les médias nationaux (malgré leur poids démocratique de 9 millions de personnes potentielles), ceux-ci préférant jouer le discours des pauvres maisons de disques face aux vilains pirates.
Pour finir, nous avons aujourd'hui une lame de fond estudantine et lycéenne concernant le CPE. Le gouvernement ne cherche la discussion qu'une fois la loi adoptée et les universités bloquées, montrant là tout son désir de dialogue. Cette population est plutôt CSP+, plutôt de gauche aussi, mais de moins en moins, très nombreuses, rodées aux techniques de bloquage et des grêves. Cette population est soutenue par une large majorité de français, car il s'agit directement de leurs enfants. Leur action est ultra-médiatisée, le spectre de mai 68 et des voltigeurs de Devaquet hantant chaque mouvement étudiant depuis bien longtemps.

Aujourd'hui, la jeunesse ne se définit plus en terme d'âge. Elle se définit en terme de projet d'avenir. Les jeunes ont envie de croire en l'avenir, ont envie d'espérer un monde meilleur, pas seulement pour eux, mais pour tous. Et l'on pourrait définir les vieux comme étant justement ceux qui se sont résignés, qui estiment qu'un monde meilleur est impossible et qu'il vaut mieux profiter pleinement d'avantages que l'on refuse à la jeunesse.
Un pays, une société qui ne croit plus en sa jeunesse est une société qui est voué à l'échec. Une société qui s'oppose aux rêves de sa jeunesse, qui croit mieux savoir que ses jeunes ce qui est bon pour eux, qui ne propose finalement que des restrictions de liberté à des jeunes dont on sait déjà à quel point leur avenir est obscurci, qui dénit complétement à ces mouvements la dimension politique de l'engagement, est une société sclérosée, sur le déclin. On dit de la jeunesse qu'elle ne veut pas s'investir dans la vie publique et politique, mais l'écoute-t-on vraiment quand elle le fait ?

4 jeunesses qui se croisent dans le feu nourri du monde actuel envers ses enfants. Chacune ayant ses forces, ses spécificités, ses réactions épidermiques. Pourtant, si l'on conjugue le déterminisme/désespoir des "racailles", le dévouement des stagiaires, la force de frappe informative des "connecting people" et les techniques de guérillas politique des étudiants, nous avons là tous les ingrédients pour un affrontement de dimension majeure.
Mai 68, c'était la rébellion d'une unique classe sociale, d'un seul esprit de masse. Aujourd'hui, c'est toute la jeunesse dans son ensemble qui peut se retrouver dans l'une et/ou l'autre de ces catégories.
Les vieux doivent entendre la jeunesse. Ils doivent arrêter de considérer qu'un désaccord est forcément dû à quelque manipulation de l'opposition, à un malentendu. Les jeunes d'aujourd'hui savent ce qu'ils veulent bien plus que leurs parents au même âge : pourquoi ne pas les écouter, tout simplement ? Car il faut savoir qu'à chaque sourde oreille, la frustration grandie, d'autant que l'on nous accuse trop facilement d'immobilisme et d'individualisme tout en décrétant un peu trop rapidement que c'est à nous d'assumer la charge des retraites du papy-boom. La température est en train de monter, et toutes les tentatives (et les réussites) de récupération du mouvement anti-CPE ne voient pas que ce mouvement dans ses fondements très proche de celui-ci qui a enflammé les banlieues en fin d'année dernière. Il suffit d'une étincelle pour que toute la jeunesse s'embrase. Les vieux ont encore le choix : continuer d'écouter des politiques carriéristes, qui ont complétement perdu le sens de l'engagement politique intiale, ou bien écouter sa jeunesse qui souffre et qui aimerait qu'on l'écoute davantage. Ce choix dépassent largement les clivages droite-gauche : il dénote d'un véritable acte de foi envers la jeunesse, d'un pari sur l'avenir.

Les jeunes ont enfin réussi à croire en eux, à dépasser le pessimisme ambiant qui prévaut majoritairement dans la population française, n'est-ce pas suffisant pour qu'on les écoute véritablement, pour qu'on les soutiennent dans cette foi, pour qu'on leur passe enfin le relais ?

Posté par molotov à 13:52 - Ingrédients révolutionnaires - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 mars 2006

George Weah, Tom Cruise, Raël et Sarkosy [Les 4 fantastiques]

Quel naïf ! Et moi qui croyais en une "simple" tentative de recolonisation comme on peut en voir des dizaines par an. L'élection présidentielle du Libéria, qui a vu la victoire de Ellen Johnson Sirleaf, qui est ainsi devenue la première femme présidente d'un Etat africain, était censée n'être qu'une opposition d'influence classique entre les USA et la France. Malgré le fait que le candidat qui devait être soutenu par la France (George Weah, ancien ballon d'or) n'avait bénéficié d'aucun soutien explicite de la part d'hommes politiques de haut-vol, les médias français laissaient sous-entendre que cette élection était le révélateur d'une guerre d'influence entre Paris et Washington. Et quand Weah eut perdu, comme le bon français que je suis, je me suis dit que c'était quand même dommage que ce pays tombe sous l'escarcelle américaine. Et le fait que ce soit une femme qui ait été élue n'y changeait rien : d'ailleurs, les médias français n'ont pas "fêté" l'élection de la première présidente africaine. Pourquoi en aurais-je fait autant ?
Encore une fois, le peuple s'est laissé séduire par le grand ogre américain ...

Sauf que ...

Aujourd'hui, dans Metro, on trouve en page 10 une bien étrange déclaration de George Weah.
"C'est un modèle. Il est une source d'inspiration pour moi. Je l'adore, je crois en lui ... Je crois en son rêve qui est de libérer les plus pauvres et d'unir notre peuple".
Ce modéle, cette source d'inspiration, ce christ réssuscité, c'est ... Raël. Et là, pour peu que l'on soit un peu paranoïaque, on bascule dans l'horreur. Comment se fait-il qu'aucun média français n'est indiqué l'appartenance de Weah à la secte des Raëliens ? Aurions-nous pu avoir soutenu le premier chef d'Etat Raëlien de l'histoire de l'humanité, sous couvert de bons sentiments et de football ?
Si l'Etat français a effectivement soutenu la candidature de Weah, quelles peuvent être les ramifications de la secte dans l'appareil d'Etat ?

Tout compte fait, je suis bien content que le Liberia soit tombé sous le joug d'une femme pro-américaine. Cela prouve que ses habitants posséde un sacré bon sens et qu'ils ne se laissent pas conter fleurette par des médias trop pressés d'établir des raccourcis sans prendre la peine (ou sans vouloir) de donner tous les détails pour se faire une véritable idée.

Quant à ceux qui me rétorqueraient que Raël a peut-être raison, qu'il n'y a pas de grande différences entre une religion et une secte ou je-ne-sais-quelle-autres-foutaises, je leur répondrais ceci : je ne suis pas croyant, plutôt agnostique en fait. Mais Raël est un illuminé, un vrai, doublé d'un plagiaire et un menteur. Et insinuer qu'une secte soit sur un pied d'égalité avec les religions "officielles" est probablement le meilleur moyen de donner de la légitimité à ces organismes parasites. La question de la religion et de sa reconnaissance est un vaste débat, et chercher à le réduire, le simplifier par des comparaisons malhonnêtes ne fait que rajouter de l'eau au moulin de ceux qui vampirisent les personnes crédules.

Si vous voulez plus d'infos sur Raël : voici le site officiel de la secte, et voici un site contestataire.
Et si vous souhaitez plus d'infos sur les méthodes d'embrigadements des sectes, il y a plein de bouquins pour ça. Je vous conseillerai néanmoins un roman, Les Miroirs de l'esprit, de Norman Spinrad, qui se positionne comme une critique de la secte la plus "in" depuis quelques années, les scientologues, dirigés par Tom Cruise, celui-là même que Nicolas Sarkosy n'a pas hésité à accueillir au Ministère de l'Intérieur comme invité de marque.
D'ailleurs, à ce train-là, dans deux ans, Tom Cruise est ministre de la Culture et Raël, ministre de la recherche ...
Sarko n'arrête pas de dire qu'il veut révolutionner l'Education Nationale : on pourra pas dire qu'on n'était pas prévenu ...

Posté par molotov à 13:17 - Je l'aime pas - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 février 2006

La proportionnalité des amendes

Tant que je suis branché sur la question de la justice, j'aimerai aussi que l'on m'explique pourquoi nous n'adoptons pas le systéme d'amendes nordiques, c'est à dire des amendes indexées sur notre niveau de vie. En effet, il me paraît plus qu'inéquitable qu'un rmiste en excès de vitesse doivent payer la même amende qu'un député ou qu'un chef d'entreprise.
Il serait pourtant facile de d'adapter les amendes en terme de revenus. Par exemple : un excès de vitesse (le premier niveau) est puni d'une amende de 45 euros et le SMIC se situe aux alentours de 1000 €. On peut dire que grosso-merdo, une amende pour excès de vitesse est à peu près 1/20 du salaire de base. A partir de là, on pourrait dire que désormais, toute personnes en infraction devra payer 1/20 de son salaire mensuel. Pour le smicard, rien ne change, mais pour le VRP qui prend 15 pv par an, ça le calmera peut-être plus.
Pour les bas salaires, la question se pose différemment : faut-il également l'adapter à la baisse ou fixer un seuil minimal ? Je pense qu'il faut un seuil, car sans ce seuil, les personnes qui n'ont rien pourraient se sentir en position de force, et ça, c'est pas bon pour l'équilibre de la Nation (T'es riche, tu sera riche, t'es pauvre, tu fermes ta gueule).
D'ailleurs, on peut extrapôler ce systéme à toutes les amendes. Une société qui licencie illégalement ne serait pas condamnée à verser les mêmes indemnités suivant qu'elle fait un petit ou un gros bénéfice.
On peut imaginer garder la même grille qu'actuellement pour le seuil minimal, et dapater pour les autres. Ce ne serait pas compliqué à mettre en place : on a réussi à inventer des machines qui prennet des pv et les envoient toutes seules, on doit bien être capables de faire des machines qui puissent être reliées aux centres des impôts ...
Cerise sur le gâteau : ça remplirait les caisses de l'Etat, et on pourrait enfin se dire que la justice est la même pour tous (ouais, parcequ'un smicard qui prend 500 € d'amendes, et un pdg à 500 K€/ an qui prend 500 €, il faut qu'on m'explique où est la justice ...).

Posté par molotov à 13:25 - Je propose, à tout hasard - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le cumul des peines

Comme vous le savez sûrement, en France, on ne cumule pas les peines de prison. Ainsi, un homme qui viole une femme, qui la bat puis la tue ne verra pas ses peines s'additionner comme aux Etats-Unis : la peine la plus élevée sera sa peine définitive.
Je trouve que c'est un bien mauvais message. Quelque part, cela incite à faire davantage de conneries. Sachant que l'on ne paiera que pour une seule, cela peut pousser à aller plus loin encore, dans un sursaut proche du "de toute façon, c'est foutu, alors à quoi bon ?".
Le meilleur exemple est celui de Pierre Bodein, dit Pierrot Le Fou. S'il existait un cumul des peines, il ne serait jamais sorti de prison. Il fut en effet condamné dans les années 90 à 3 peines de prisons d'un quizaine d'année chacunes. Confusion des peines oblige, il est condamné à la plus importante, qu'il effectuera à moitié pour bonne conduite et grâce présidentielle.
Le problème de cette confusion des peines, c'est qu'elle discrédite souvent le conditionnelle. Tout le monde n'est pas un récidiviste (d'où la force de la conditionnelle), mais dans le cas de Bodein (et d'autres), la multiplicité des peines, leur longueur et ce recours systématique à la confusion des peines montrent un individu différent du condamné-type qui bénéficiera de la conditionnelle.
La confusion des peines fait du mal à la conditionnelle.

Je serais d'avis qu'on réduise toutes les peines encourues en France, mais que l'on restaure le cumul des peines, responsabilisant ainsi même ceux qui sont déjà allé trop loin et limitant du même coup le risque de récidive chez les multi-condamnés. Q'un homme qui viole une femme soit potentiellement condamnable à la même peine qu'un homme qui la drogue, la séquestre, la bat puis la viole me paraît complétement injustifié.
Réduisons toutes les peines de moitié et restaurons le cumul des peines : seuls ceux qui ont beaucoup à se reprocher seront les perdants dans cette histoire ...

Posté par molotov à 11:34 - Je propose, à tout hasard - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 février 2006

lestelechargements.com [2]

180 000 € dépensés pour un simple blog sous licence libre (DotClear), alors que l'on vise à sensibiliser le grand public au droit d'auteur, c'est très maladroit. Mais ce qui l'est encore plus, c'est de croire qu'un vrai débat puisse surgir de ce site d'amateur et propagandiste. Aujourd'hui, les commentaires sont modérés. Comment peut-on avoir une vraie discussion avec des personnes qui se réservent le droit de censurer comme bon leur semble ?
Après l'urgence comme raison à l'autoritarisme, voici maintenant la démocratie participative fermée.
Quand s'arrêtera le massacre ???

Posté par molotov à 11:23 - Faites ce que je dis, pas ce que je fais - Commentaires [2] - Rétroliens [2] - Permalien [#]
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